Gestion de l’eau potable

Un des principes en permaculture est « un élément rempli plusieurs fonctions et une fonction est remplie par plusieurs éléments ». En effet, au même titre que l’expression « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier », il est plus sûr de multiplier les sources que ce soit de revenus, d’eau ou d’énergie dans le cas où un élément est hors d’usage, un autre prend la relève et ainsi le système entier n’est pas mis en péril. Ce principe n’est pas seulement applicable en permaculture mais l’est également dans la finance où il est par exemple défini comme « diversification ».

Gestion de l’eau

Il est question dans cet article de la récupération et la gestion de l’eau à usage privé et non les besoins inhérents au maraichage. A Petite-Rivière de Nippes, l’accès à l’eau potable est restreint. L’eau n’est évidemment pas disponible au sein des ménages et les habitants doivent souvent marcher de nombreux kilomètres afin d’accéder au puit le plus proche si celui-ci est toujours en fonction après le passage dévastateur de l’ouragan Matthew.

Trois systèmes ont été sélectionné parmi les différentes options disponibles sur le marché : l’eau de pluie, le WaterSeer et le puit. Il est nécessaire de mentionner que notre consommation sera limitée au minimum et par conséquent des toilettes sèches seront installées au lieu des toilettes traditionnelles.

  • L’eau de pluie

L’eau de pluie, étant une source gratuite, est donc notre premier choix. Cette option nécessite uniquement un espace de captage, de stockage puis de filtrage. Selon les calculs basés sur les hypothèses et les données climatiques telles que la pluviométrie mensuelles et annuelles et en prenant en compte 20% de perte, il nous sera possible de capter plus de 78’000 litres d’eau par an grâce à notre habitation d’environ 75m2. (Permaculture Design, 2016) En Suisse, la consommation d’eau par personne est calculée comme détaillée dans le tableau ci-dessous. À partir de ces données, en éliminant uniquement les postes d’utilisation dont nous n’aurons pas utilité en Haïti tels que le lave-linge, le lave-vaisselle et la chasse des WC, notre potentielle consommation est réduite de moitié par rapport à la consommation suisse. (Service cantonaux de l’énergie et de l’environnement, date inconnue)

Utilisation

Suisse

Litre / jour / personne

Haïti

Litre / jour / personne

Chasse des WC

44

0
Bains et douches

32

30

Lave-linge

30

0

Cuisine et vaisselle à la main

24

24

Soins corporels, lessive à la main

21

20

Lave-vaisselle

4

0

Autres

4

4

Eau de boisson

1

2

Total 160

80

Selon les données ci-dessus, nos besoins en Haïti se monteraient donc à 80 litres par jour et par personnes soit à environ 58’000 litres par an deux personnes ce qui serait largement couvert par les 64’000 litres d’eau récupérée grâce à la toiture de notre habitat.

Le stockage de cette eau sera réalisé grâce à des citernes et des bidons sous et hors sol. Concernant la purification de l’eau, diverses variantes ont été étudiées et l’option la plus simple et la moins coûteuse est la méthode « SODIS » (Solar Disinfection) qui permet de désinfecter l’eau par le solaire en exposant des bouteilles PET remplies d’eau impropre à la consommation durant une période donnée. Avec l’objectif de pouvoir apporter des solutions à la population, nous souhaitons trouver une méthode accessible au plus grand nombre et c’est pourquoi cette solution a été choisie. L’application de la méthode « SODIS » en Haïti a été étudiée en 2001 et validée comme option viable pour la population pour autant que celle-ci respecte notamment la durée de deux jours d’exposition au soleil afin de tuer tous les parasites et virus présents dans l’eau. (Oates, 2001)

  • Le WaterSeer

Le WaterSeer est une installation éolienne permettant de condenser l’eau présente dans l’air. Elle est mobile, durable et n’a pas besoin de courant électrique pour fonctionner. (WaterSeer, 2017)

Elle a été conçue par la société américaine VICI-Labs dans le but de produire de l’eau potable : « Concrètement, elle est constituée d’une petite éolienne à axe vertical en surface et d’une chambre de condensation enterrée de 6 pieds de profondeur (près de 1,8 m). L’éolienne WaterSeer capte l’air environnant qu’elle propulse à l’intérieur de la chambre enterrée, le long d’un tube métallique. Là, l’air prélevé dans l’atmosphère refroidit et l’eau qu’il contient sous forme gazeuse se condense en eau potable sous l’effet de la baisse de température. La chambre de condensation fait office de citerne, l’eau y restant stockée. Une pompe manuelle permet de la récupérer en surface. A partir de ce système simple, WaterSeer peut, selon ses concepteurs, fonctionner en permanence sans alimentation électrique extérieure (mais sous réserve de disposer de vent). L’installation permettrait de récolter jusqu’à 37 litres d’eau par jour selon les premiers tests menés en avril 2016 en Californie dans des conditions arides. » (Connaissances des énergies, 2016)

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Source: Connaissances des énergies, 2016

Le coût final de cette installation s’élève autour de 1400 USD. Les premières livraisons pourraient être faites en janvier 2018.

La nécessité de cette installation sera déterminée à la fin de l’année 1 en fonction de nos besoins. Néanmoins, elle demeure intéressante surtout pour les enfants de l’école par rapport à sa simplicité et son efficacité. La raison pour laquelle nous ne la considérons que comme une option dès la première année, c’est le rapport au coût qui pourrait représenter une fortune colossale pour les Haïtiens. En effet, nous privilégions les solutions accessibles à tous.

  • Le puit

Un puit a été construit en 2015, sur le terrain #2 sur lequel se trouve l’école. Malheureusement, il n’a pas résisté à l’ouragan Matthew et s’est effondré. Nous souhaitons commander une étude pour la faisabilité d’une remise en état ou la construction d’un nouveau puit sur le terrain #1 ou le terrain #2. Cette étape est prévue lorsque nous serons sur place. Il est possible qu’en définitive elle ne soit pas nécessaire.

© 2017 PERMAYITI

Notre habitat

Au même titre que lors de la conception d’un design en permaculture et la mise en place d’une production maraichère, il est fondamental de prendre en compte la situation contextuelle dans la planification de la construction d’un habitat. Haïti étant sujette aux ouragans, tremblements de terre et autres catastrophes naturelles et qui également ne dispose que très peu de bois dû à la déforestation massive, tout type de construction ne convient pas à la situation.

Après avoir analysé les différentes options et effectué de nombreuses recherches et conversations avec des experts, nous sommes venus à la conclusion que la meilleure solution est la construction dite « SuperAdobe ». Ce type d’habitat est réalisé à partir de sacs appelés « Earthbags », disponibles en différentes tailles, rempli d’un mélange de sable et de terre puis empilés les uns sur les autres tels des « boudins ». Ils sont ensuite entourés de fil de fer barbelé afin de solidifier la construction et finalement enduits d’argile, chaux ou ciment. Cette pratique, connue mais peu réalisée en Haïti, est idéale car elle est antisismique, résistante aux ouragans et inondations, est peu couteuse et requiert peu d’éléments qui peuvent tous être trouvés sur place ou adaptés aux ressources disponibles localement.

Nous avons trouvé comme exemple le projet « Konbit Shelter » qui a été lancé par un groupe d’artistes, ingénieurs et architectes américains qui souhaitaient mettre à disposition leurs connaissances et expériences dans le but d’apporter de l’aide à la population haïtienne après le tremblement de terre en 2010. Leur objectif était de créer de belles structures collaborativement avec la population locale tout en utilisant la technique des Earthbags adaptée aux conditions tropicales de l’île. Ils sont parvenus à bâtir, dans le village de Cormiers, dans le nord d’Haïti, un centre communautaire ainsi que des maisons pour deux familles. Ayant résisté à l’ouragan Matthew en novembre 2016, l’exemple du projet Konbit Shelter est considéré comme étant une réussite.

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Photos d’illustration – Source: Konbit Shelter, 2014

Afin d’en savoir plus sur cette méthode nous avons suivi une formation théorique en ligne prodiguée par CalEarth, « California Institute of Earth Art and Architecture », qui est une organisation à but non-lucratif engagée à trouver des solutions en termes de logement. Leur mission est de donner la possibilité à quiconque de construire sa propre maison en utilisant la terre sous ses pieds. (CalEarth, 1999-2017) Leur objectif est de trouver une solution à la pénurie mondiale de logement dû notamment aux millions de réfugiés, de personnes déplacées et ceux vivant dans les habitations de mauvaise qualité. Pour répondre à ces besoins, CalEarth éduque le public à la construction de bâtiments autonomes et respectueux de l’environnement répondant aux normes de sécurité, de beauté, d’efficacité énergétique et de confort tout en honorant la vision du fondateur Nader Khalil. Étudiées par la NASA, les conceptions de CalEarth ont été approuvées et utilisées par les Nations Unies et ont décroché le prix d’architecture Aga Khan. (CalEarth, 1999-2017 )

Afin d’être capable de construire notre habitat, nous nous sommes inscrits à une formation pratique d’une semaine qui aura lieu en mars 2018 en Italie, prodiguée par Vida Terre, dont les fondateurs ont été formé par CalEarth. Découvrez les photos ici.

Nous avons pu visiter le village de Cormiers en novembre 2017 et avons pu parler avec les villageois ayant participés au projet. Nous sommes également en contact avec les architectes à l’origine du projet. Cette visite a été la confirmation que cette méthode est idéale tant face au contexte économique que climatique.

© 2017 PERMAYITI

 

Introduction

L’association Permayiti, anciennement appelée Enfants de Petite-Rivière de Nippes, née en 2009, a été créée dans le but de fournir de l’aide d’urgence aux enfants du village éponyme. D’abord une histoire de famille et d’amis, elle s’est rapidement transformée pour devenir une association engagée tournée vers le développement de l’éducation à Petite-Rivière de Nippes, Haïti. Depuis plus de 8 ans, de nombreux événements dont des repas de soutien ont été organisés afin de récolter des dons. L’argent est géré depuis la Suisse et l’envoi ne se fait qu’après examen des demandes par le comité. 

Au cours de ces 8 ans, il a été possible de lever des fonds suffisants pour la création d’une école, l’achat de nourriture et de fournitures scolaires pour les enfants, d’une voiture pour acheminer les vivres au village, la construction d’un puit qui fut détruit en 2016 après le passage de l’ouragan Matthew et d’un bus scolaire permettant aux enfants de se rendre à l’école. Bien que cette aide soit nécessaire, il est désormais primordial de trouver une solution durable qui puisse aider les enfants et la population sur le long terme.

Les problèmes des Haïtiens sont nombreux, nous avons pu nous en rendre compte lors de notre visite en novembre 2017. Cependant, l’île est pleine de richesses qu’ils peinent à exploiter. Par conséquent, à travers ce projet, nous souhaitons apporter les connaissances et donner les moyens à la population de vivre décemment tout en valorisant l’entraide, le partage et les synergies. Notre objectif est de concevoir un système dans lequel chaque élément est harmonieusement intégré afin de pouvoir subvenir durablement aux besoins en nourriture, habitation, eau et énergie. C’est pourquoi nous avons choisi la permaculture comme approche.

La permaculture est une démarche éthique, applicable à tous les domaines, visant à créer un système durable et productif inspiré de la nature. Elle s’inspire de trois éthiques : être attentif à la terre, à l’humain et partager les surplus, trois éthiques qui, selon nous, ont été souvent négligées dans les actions d’aide humanitaire dont Haïti a pu bénéficier.

Disposant actuellement de trois terrains d’une surface totale de 6260 m2, nous souhaitons développer une micro-ferme dont l’espace disponible sera dédié au maraîchage intensif, la création d’un jardin-forêt et d’un potager pédagogique dans le respect des principes et éthiques de la permaculture.

Au même titre que les objectifs du développement durable définis en 2016 par les membres de l’ONU, notre projet se décline en trois dimensions : la dimension sociale, économique et environnementale. Nos missions se veulent inclusives et répondent, à différents niveaux, à la majorité des dix-sept objectifs du développement durable. Elles s’articulent autour des points suivants :

  1. Produire des fruits et légumes biologiques en permaculture dans le but de contribuer au repas servi quotidiennement aux cinquante enfants fréquentant l’école.
  2. Proposer des formations théoriques et pratiques aux enfants de l’école et à la population de Petite-Rivière de Nippes sur la permaculture: production biologique de fruits et légumes, gestion de l’eau potable, gestion des déchets, communication non-violente (CNV) et construction d’habitats respectueux de l’environnement tout en étant résistants aux ouragans et tremblements de terre.
  3. Participer à l’organisation de l’économie locale de Petite-Rivière de Nippes en favorisant les circuits courts, en mettant en avant les artisans et en renforçant l’autosuffisance.

Comme expliqué dans le rapport sur le droit à l’alimentation présenté lors de la 16ème session des Nations Unies le 8 mars 2011, « l’agriculture devrait être fondamentalement réorientée vers des modes de production qui soient plus durables sur le plan environnemental et plus justes sur le plan social ». L’agroécologie, dont fait partie la permaculture, a de nombreuses vertus ; elle permet d’accroître la productivité au niveau local, de réduire la pauvreté rurale grâce à l’augmentation de la fertilité des sols, la création d’emplois et l’augmentation des revenus, elle contribue à l’amélioration de la nutrition et enfin, elle facilite l’adaptation au changement climatique. (Schutter, 2010)

Afin de pouvoir réaliser ce projet et partir le développer sur place dès novembre 2018 et durant les 3 à 5 prochaines années, nous nous fixons donc pour objectif de mobiliser des fonds* correspondant aux 3 premières années d’activité. Cette somme nous permettra de construire notre habitat, développer notre micro-ferme et ses activités qui seront la base de toute formation, favoriser la collaboration et ainsi contribuer à l’amélioration des conditions de vie des habitants et, avec leur aide, développer cette belle région.

*Pour plus de précisions, merci de nous contacter.

© 2017 PERMAYITI

La permaculture

Contraction des mots anglais « permanent » et « agriculture », la permaculture est une démarche éthique visant à créer des habitats et systèmes nourriciers responsables et durables en s’inspirant des systèmes existants dans la nature.

Cette approche a été fondée par Bill Mollison et David Holmgren en 1978 et a été pensée autour d’une douzaine de principes et trois éthiques : être attentif à la terre, à l’humain et partager les surplus.

 –          Et concrètement … ?

Concrètement, la permaculture n’est pas une méthode de jardinage ou de culture mais bien une démarche éthique qui peut s’appliquer à tous les domaines et tous les environnements. Les principes sont applicables à une entreprise, une famille ou encore une collectivité, dans le but dans le but de favoriser un développement durable.

 –          Par exemple ?

Dans une forêt chaque élément a plusieurs rôles, plusieurs fonctions. Un arbre par exemple peut produire des fruits, servir à se chauffer (bois de chauffage), protéger du vent, mais il aura également une fonction au sein de son environnement propre. Il va modifier la structure du sol de par son système racinaire et favoriser la succession écologique. Autrement dit, il aide les autres acteurs environnants à se développer.

Au sein d’une entreprise, chaque employé est généralement responsable d’une seule tâche. S’il manque à l’appel pour cause d’accident par exemple cela peut s’avérer problématique pour la continuité de l’activité. Dans une démarche permacole, ce même employé pourrait être formé dans le but d’être capable de réaliser diverses tâches, au même titre que ses collègues. En cas d’absence d’une personne, la continuité peut être garantie et répartie sur plusieurs autres éléments : « un élément remplit plusieurs fonctions » et « une fonction est remplie par plusieurs éléments ».

 –          Et comment mettre en place ce genre de système ?

Les éthiques et principes sont mis en perspective grâce à un « design » qui permet de mettre en relation chaque élément entre eux. Pour cela, il faut prendre notamment en compte les objectifs, les limites (physiques et administratives), les ressources disponibles mais surtout en commençant chaque projet par une longue période d’observation qui permettra de comprendre comment les systèmes fonctionnent, comment l’eau se comporte sur le terrain, la qualité du sol, l’ensoleillement à chaque saison, etc.

 –          Pourquoi dit-on que la permaculture est l’agriculture des fainéants ?

Au même titre que la nature n’a pas besoin de l’Homme pour fonctionner, l’objectif est de trouver des systèmes qui demandent un minimum d’interventions humaines. L’important travail de design en amont permet de planifier de manière à ce que chaque action ou intervention soit minimisée.

 –           … par exemple ?

Dans le cadre d’une exploitation agricole, la famille possède un poulailler. Les poules ont besoin d’être visitées tous les jours afin de les nourrir et récolter les œufs.

Si cette famille vit dans un climat plutôt froid en hiver, le poulailler, collé à l’habitat va permettre à la fois de parcourir le moins de distance possible lors de chaque visite, mais également faire profiter la maison de de la chaleur générée par le poulailler.

Le potager se trouve également proche de l’habitat car il demande de l’attention (arrosage, observation, récoltes, etc.) et les poules qui sont de grandes amatrices de limaces pourront, de par leur proximité, sous surveillance, éliminer naturellement les nuisibles et par la même occasion, fertiliser le sol !

Ce ne sont que quelques exemples mais qui résument et illustrent le principe.

Il s’agit de prendre chaque élément et de définir quels sont ses besoins et ses produits afin de les placer sur le lieu de la façon la plus pertinente et la moins énergivore possible. Il y a une quantité de façons d’adapter son lieu selon les principes et éthiques et aucune règle absolue.

–          Encore un truc de « bobo » … non ? Ça ne va pas nourrir la planète tout ça !

C’est une idée reçue, qu’encore aujourd’hui, un certain nombre de gens partage.

Il a été récemment prouvé par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) en France que la permaculture peut produire plus de végétaux comestibles que l’agriculture traditionnelle dans des systèmes bien conçus. Si les chiffres ne mettent pas tout le monde d’accord, il est établi de façon unanime que le rendement en permaculture est bien supérieur à celui que l’on obtient en agriculture traditionnelle.

Imaginons des micro-fermes permacoles naissant un peu partout dans le monde. Pourquoi ne pas imaginer que la permaculture pourrait nourrir la planète et, par la même occasion, préserver la biodiversité ?

Il a également été établi qu’un fruit ou un légume parcourt entre 2’000 et 4’000 km, avant d’arriver dans nos assiettes ce qui correspond à une demi tonne de pétrole environ. Il y a de quoi s’interroger sur la pertinence de ce système dit moderne (http://equiterre.org/fiche/kilometrage-alimentaire). D’autant plus que sur l’ensemble de l’agriculture mondiale, L’immense majorité de nourriture produite ne sert qu’à nourrir le bétail et seulement une petite quantité est destinée aux humains.

Si l’on parvenait à produire local, vendre local et manger local, comme le faisaient nos ancêtres, on contribuerait déjà à la préservation de la planète qui est, rappelons-le, notre seul et unique habitat !

De par ce constat, la question qui se pose est la suivante :  Diriez-vous de quelqu’un qu’il est un « bobo » d’entretenir son habitat pour la léguer à ses enfants ?

© 2017 PERMAYITI